Soulager son endométriose avec The Belly Lab – Témoignage de Clémence

Soulager son endométriose avec The Belly Lab

Témoignage de Clémence

L’endométriose est une maladie complexe et en France, elle touche 1 femme sur 10.
Voici le témoignage de Clémence qui pratique The Belly Lab pour l’aider à gérer sa maladie.

Mal connue et encore tabou, difficile à gérer au quotidien, l’endométriose est une maladie qui affecte la cavité utérine et parfois même les organes voisins.
La douleur liée à la maladie varie selon les femmes, d’où la difficulté pour la diagnostiquer.
Clémence a 30 ans, elle est comédienne et danseuse. Elle témoigne de son parcours complexe pour diagnostiquer son endométriose et du bien que The Belly Lab lui a apporté.

Clémence, comment as-tu été diagnostiquée d’endométriose ?

J’ai été diagnostiquée il y a 4 ans, en novembre 2016 après 4 ans de galère à ne pas savoir ce que j’avais.

L’endométriose est encore tabou, mais on en parle de plus en plus ces dernières années et je constate qu’il y a de plus en plus de médecins spécialistes à ce propos.
Si tu vas voir un médecin classique, souvent, tu rentres chez toi et on te dit que c’est normal d’avoir mal pendant tes règles.

C’est un vrai parcours du combattant pour se faire diagnostiquer parce qu’il y a autant de femmes qu’il y a de types d’endométrioses. Chaque femme est différente et chacune d’entre elles réagit différemment à sa maladie. Ce qui convient à l’une en termes de traitement ne convient pas forcément à l’autre.

Comment ça s’est passé dans ton cas ?

Nous ne connaissons pas vraiment les causes de l’endométriose et la seule manière de la déceler c’est de faire une IRM.

C’est en faisant mes propres recherches via l’association EndoFrance que j’ai trouvé le bon médecin.

J’ai eu la chance dans mon parcours de trouver plus ou moins rapidement la cause de mes douleurs, car je souffre depuis 10 ans et j’ai de plus en plus mal. Et surtout, j’ai vu une gynécologue spécialisée en endométriose qui m’a prise au sérieux.

Dans mon cas, ce sont les ligaments utéro-sacrés qui posent problème pour moi et ça a été assez compliqué de le voir à l’IRM, car les lésions sont cachées sous les ligaments et sont donc moins visibles.
J’avais des douleurs pendant mes règles et pendant les rapports avec mon compagnon. La radiologue que j’avais consultée m’avait juste dit qu’elle voyait que les ligaments étaient gonflés. Souvent on s’entend dire « C’est normal d’avoir mal pendant ses règles, prenez un anti-douleur et ça va passer ! » … Pourtant, je ne pense pas être chochotte, car je suis danseuse et je pense avoir une bonne résistance physique !

Clémence Camus sur le pont des arts de Paris (Photo : Stéphane Pironon))

Quels sont les problèmes que tu as rencontrés à cause de ton endométriose ?

Le souci de l’endométriose c’est qu’avant de trouver de quelle maladie il s’agit, les lésions peuvent envahir une multitude d’organes et provoquer d’autres maladies.
L’endométriose est très handicapante au quotidien et cause beaucoup de dérèglements.

Moi, dès que je mange des aliments inflammatoires, c’est l’enfer !

Dans le parcours d’une Endogirl se pose souvent la question de l’envie d’avoir un bébé, la congélation des ovules, etc., … A priori mes lésions ne causeront pas de problèmes pour avoir d’enfants.

Il faut aussi évoquer, le fait que les émotions, le stress peuvent jouer sur nos « crises ». Il faut donc apprendre à vivre avec la douleur, à la gérer, à gérer nos émotions, etc…

À ce propos, comment gères-tu tes crises ?

C’est vraiment paralysant… Je dois rester couchée au lit et parfois je ne sais plus dans quelle position me mettre.
Mon ventre triple de volume, j’ai l’impression d’être enceinte et je ne peux bas bouger.
Ça peut provoquer des nausées, des vomissements, et même des pertes de connaissance

Il faut aussi apprendre à vivre avec la douleur, relativiser, se dire que tout va bien ou que l’on n’y peut rien.
C’est compliqué pour moi qui suis danseuse et sportive, de voir mon corps changer…

Et puis j’ai découvert Joëlle grâce à un de ses Lives.
Je me suis dit c’est peut-être ça la clé ?!

Depuis quand pratiques-tu The Belly Lab alors ?

J’ai commencé le programme en avril 2020.
À l’été 2020, Joëlle a mis une annonce sur le groupe Facebook TBL Entraide et Soutien pour savoir s’il y avait des Bellies à Saint-Tropez et on s’est rencontrées. On a aussi fait des marches. Il y a vraiment une belle énergie dans ce groupe.

Avec la pratique TBL, j’ai tout de suite vu la différence sur mon ventre et j’ai aussi pris conscience que mon alimentation était en lien avec mon endométriose.
Les médecins le disent d’ailleurs, les crises peuvent aussi être liées à la digestion en lien avec ce que l’on mange et Joëlle m’a énormément aidée sur ce point-là. Ça a eu une grande résonnance.
J’ai changé mon alimentation : je mange désormais des aliments anti-inflammatoires.
L’alimentation est une part importante dans les programmes The Belly Lab.

Ce que j’aime avec The Belly Lab, c’est que je fais mes exercices le soir devant la télé, pas besoin de tenue de sport, c’est plutôt motivant parce que je le fais en toute détente et à n’importe quel moment : au lit, quand je fais ma vaisselle… je fais 3 contractions « périnée/expire » et le tour est joué !

Désormais j’allie aussi ma pratique sportive à TBL : je marche et je cours, mais je le fais en pleine conscience et en contractant mon périnée.

Qu’est-ce que tu aimes le plus dans The Belly Lab et qui te motive ?

Ce qui me plaît le plus avec The Belly Lab c’est que l’on peut le pratiquer quand on veut et en pleine conscience.

TBLc’est une technique exempte de culpabilité parce que si on fait un repas trop riche, Joëlle nous rassure en nous disant « Tout va bien, vous ferez plus attention au prochain repas ! ».
Il faut juste en avoir conscience et rééquilibrer sa semaine.

The Belly Lab, c’est un soutien au quotidien, et c’est selon moi la réappropriation de soi, de son corps tout entier.

Le mot de Joëlle

Merci Clémence pour ton témoignage.
Je vous laisse le lien de l’association EndoFrance dont Clémence vous a parlé pour plus de renseignements sur l’endométriose www.endofrance.org.