La cigarette, on arrête !

La révélation du jour, c’est que j’ai longtemps fumé. Oui, sportive et fumeuse, c’est peu recommandé, mais c’est possible. Mais il y a quelques années, j’ai tout arrêté : plus d’excuses, plus de cigarette. Ma santé, mes finances, mon changement de vie, et surtout mes fils, m’ont incitée à en finir avec cette drogue. Sans vouloir être alarmiste, le tabac tue quand même 7 millions de personnes chaque année. Voici un petit article, qui j’espère vous donnera, un grand élan de motivation pour vous aider dans ce combat.

Le tabac, c’est tabou, on en viendra tous à bout 

Qui ne se souvient pas des répliques cultes de Didier Bourdon et Bernard Campan dans le Pari ? Cette comédie française aborde le thème du tabac avec brio et surtout avec humour. Pourquoi ne pas commencer par une séance de cinéma à la maison pour se mettre dans le bain ?

Sans vous accabler d’une liste incommensurable d’arguments contre la cigarette (vous en êtes tout à fait consciente) ou de vous mitrailler d’images peu ragoûtantes, tournons-nous sur les bienfaits d’un sevrage. Après l’arrêt du tabac, il faut compter 15 ans pour récupérer l’état de santé d’un non-fumeur, alors il y a du boulot ! Arrêter de fumer, c’est diminuer les problèmes respiratoires tels que l’asthme et les allergies, illuminer son teint et améliorer son haleine (pas très glamour l’haleine de cendrier froid). 

On considère qu’il faut 20 minutes après une cigarette pour que la fréquence cardiaque revienne à la normale et qu’au bout de 24 heures, les risques d’infarctus commencent à s’estomper. La nicotine met, quant à elle, 2 jours à être éliminée du sang. Après 15 jours, les papilles gustatives sont parfaitement fonctionnelles et le teint s’éclaircit. La respiration s’améliore passé 3 mois, et au bout d’un 1 an, les risques de maladie cardiovasculaires sont réduits de moitié. Après 5 et 10 ans, les différents risques de cancers sont diminués de 50 %. 

Mais pour arriver jusque-là, vous devrez vous armer d’une motivation de fer, mais surtout de patience et d’indulgence. Seule ou avec l’aide d’une tabacologue, préparez le terrain et établissez un plan d’action. D’abord, il faut  comprendre les motifs qui vous incitent à arrêter pour évaluer votre motivation. Ensuite, évaluer votre dépendance pour choisir au mieux votre traitement. C’est une étape importante où vous devrez faire preuve d’honnêteté ! Puis une fois le traitement terminé (si vous en avez besoin), le sevrage arrivera, et toute cette aventure ne sera plus qu’une vieille histoire !

Les différentes méthodes pour arrêter de fumer 

Selon son degré de dépendance, la Bellie’s fumeuse pourra s’orienter vers différents traitements. Les livres, les patchs, les thérapies, les traitements médicamenteux… En voici quelques-uns !

Les substituts nicotiniques 

C’est l’ensemble des substituts qui aident au sevrage du tabac. On connaît les patchs, les gommes à mastiquer, les pastilles, les sprays buccaux… Pour que cette méthode fonctionne, on peut associer deux substituts différents. Il faudra voir avec le médecin le dosage précis dont vous aurez besoin. En effet, si le surdosage est rare, le sous-dosage est plutôt fréquent et conduit généralement à un échec lorsque l’on souhaite arrêter le tabac. Notez que depuis le 1er janvier 2019, la sécu rembourse vos substituts nicotiniques à 65 %.

La fameuse méthode Allen Carr

Parue en 2014, la méthode d’Allen Carr est un best-seller plébiscité par un grand nombre d’ancien fumeurs. Plus qu’une recette miracle, le livre offre un accompagnement psychologique dans l’arrêt du tabac, en insistant sur les fausses croyances au regard de la nicotine et de la peur d’arrêter de fumer. Ça peut être un outil clef pour débuter le parcours et prendre conscience de son état d’esprit et de sa volonté. 

Les TCC, thérapies cognitivo-comportementales

Pour apprendre de nouveaux comportements et ancrer de nouvelles habitudes, il est possible de se faire accompagner par un professionnel. Cependant, on préférera associer la méthode de la TCC en complément d’une autre. Dans la case médecine douce, on peut aussi penser à l’acupuncture ou encore l’hypnose.

La cigarette électronique

Ce n’est pas une méthode reconnue, mais on connaît toute quelqu’un qui est passé à la cigarette électronique avant d’arrêter complètement. Les normes de sécurité et d’efficacité sont pour le moment floues, mais elle peut être envisagée en accompagnement thérapeutique lors d’échec de l’arrêt. Attention cependant à ne pas basculer dans le syndrome de la vapoteuse qui tire sur sa cigarette à tout-va, sous prétexte que ça sent les fruits exotiques/cacao/pinha colada.

Les astuces pour vous aider à en finir avec la cigarette

Arrêter de fumer n’est facile pour personne, mais la clef, c’est de croire en vous et de ne pas écouter votre entourage rabat-joie. J’ai arrêté de fumer pour mes enfants avant tout, ce sont eux ma motivation. Bien sûr, il y aura la fatigue, les sautes d’humeur, l’irritabilité, la toux désagréable alors que vous ne toussiez pas après vous 15 cigarettes par jour. Il y aura le manque, la baisse de motivation, la prise de poids peut-être. Il y aura des hauts et des bas. Mais être libérée de cette dépendance n’a pas de prix. Ou si… votre santé. Et je ne parle pas des euros économisés ! Alors comment tenir ?

Gérer vos sorties

Garder son objectif bien en tête et s’y tenir est déjà compliqué quand on est seule chez-soi, sans trop de tentation, mais une fois passé le pas de sa porte, on rentre dans une autre dimension. Un verre en terrasse avec les amies qui clopent, compliqué. Une sortie en club, compliqué, le barbecue familial, compliqué. Pourtant, on aurait tort de vouloir se couper du monde, car il n’y a pas de règle en matière de combat contre le tabagisme. 

Si vous vous sentez assez forte pour sortir et que vous avez bien briefé vos proches sur votre intention d’arrêter de fumer, cela ne devrait pas trop mal se passer. Si au contraire vous savez d’emblée que vous ne pourrez boire ce verre de vin sans vider votre paquet, alors dans ce cas, oui, il vaut mieux prendre un peu de distance au début. C’est durant les 4 premières semaines que la dépendance se fait plus forte !

Pour ne pas mettre sa vie sociale en berne, on pense à des activités “intelligentes”, là où la cigarette n’est pas autorisée. Cinéma, musée, théâtre, exposition, salle de sport… De quoi vous refaire une culture dans la foulée !

On s’occupe !

On s’occupe de soi, on s’occupe avec des activités, mais on s’occupe surtout les mains et la bouche ! Le geste de porter une cigarette à sa bouche est très addictif, alors on remplace par un stylo, une sucette, une boule anti-stress… Et on mastique des fruits secs, bonbons et autres gommes. Une envie subite après un repas ? Vite, un grand verre d’eau ! Le manque se fait ressentir lors d’un apéro ? Hop, un petit bonbon.

On pense TBL

La prise de poids est souvent évoquée lorsque l’on parle de l’arrêt du tabac, ce qui peut rendre réfractaires, plus d’une d’entre nous, surtout si ‘ont a déjà un peu de bidou à revendre. Lors de votre quête pour arrêter la cigarette, je vous recommande fortement d’effectuer les exercices du programme TBL, de pratiquer un sport et d’adopter une alimentation équilibrée pour freiner une éventuelle prise de poids. En intégrant de nouvelles habitudes dans votre vie, vous vous sentirez mieux dans votre corps et mieux dans votre tête, car moins stressé ! Si si, même sans cigarette, c’est possible !

On se chouchoute au maximum et tant qu’à faire, avec l’argent des paquets que l’on n’a pas achetés.

Y-a-t-il des fumeuses parmis mes Bellie’s ? Allez-y, racontez-moi tout ! Vous avez déjà tenté d’arrêter de fumer ? Avez-vous réussi ? Comment ? J’attends vos tranches de vie en commentaire ! A bientôt…